Strong Impulses

April 25, 2016

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Zara vest (similar)
Club Monaco dress
Aldo boots
Celine sunglasses
Mezzi bag (similar)
Leah Alexandra ring

For years, I was an extraordinary impulse shopper. I developed the habit when I worked in retail. On quiet Friday nights in the store, we would talk about our weekend plans and quickly determine we had nothing to wear for whatever we had going on, which inevitably lead to buying whole new outfits for the next two days. Sometimes, in periods of particularly low self-esteem (because we were young university students full of self-doubt about our future, even before the crash in 2008,) this happened every single week. When I left that job, the habit didn’t stay in the store; I have been guilty of ignoring beautiful dresses hanging in my closet in favour of buying a new one for a special occasion, of replacing a black clutch with a similar one that better suited an outfit, of buying a new top on Friday afternoon because I’d had a hard week at work… the list of offenses goes on and on. When we moved to Paris, keeping up this bad habit simply wasn’t financially feasible and I broke it because I was forced to. I don’t miss having a closet full of pieces I don’t wear – and I promise, if you’re in the habit of doing what I just described, you won’t, either. But I admit that sometimes, because I am an all or nothing kind of woman, I realise I’ve gone too far in the other direction. I rarely just go shopping, something I used to love, because none of my purchases is unplanned. That’s right, none of them. Except this vest. I saw it on Sara Donaldson of Harper and Harley last summer and it was love at first sight. I immediately called Zara and had the store put one aside for me. I might not wear it that often, I told myself, but it would look so good the few times that I did that I could justify the purchase. Fast forward eight months and I have worn it more times than I can count – with black jeans, with my favourite shift dress in Brooklyn and pretty much every time I had to go to the office in the winter months. This summer, I’m dreaming of pairing it with culottes. I don’t miss having a closet full of things that seemed amazing until the moment I cut the tags off, but I am realising that sometimes it’s okay to give in to a sartorial whim when a style really pulls you in – even if you can’t explain why you’re so attracted to it. Sometimes, those strong impulses know you (and your wardrobe) better than you know yourself.

Pendant longtemps, j’étais experte en achats impulsifs. J’ai pris l’habitude lorsque je travaillais comme vendeuse. En boutique, les vendredis soirs tranquilles, nous discutions nos plans pour le week-end qui s’en venait et déterminions très vite que nous n’avions rien à mettre pour n’importe quoi que nous avions de prévu et donc,inéluctablement, nous achetions des nouvelles tenues toute entière. Parfois, pendant des périodes d’estime de soi faible (car nous étions des étudiantes universitaires, pleins de doutes et d’angoisse au sujet du futur, même avant la crise de 2008), la même chose arrivait plusieurs semaines de suite. Quand j’ai démissionné de ce boulot, j’ai malheureusement gardé cette mauvaise habitude; j’ai souvent ignoré des belles robes dans mon placard et acheté une nouvelle lors d’un événement spécial, j’ai remplacé une pochette noire par une autre qui s’accordait mieux à ma tenue, je me suis offert un nouveau truc le vendredi après une longue semaine au boulot… et la liste d’infractions continue. C’est lors de notre déménagement à Paris que je me suis enfin défait de cette habitude. Mon dressing plein de fringues que je ne portais jamais ne me manque pas du tout – je peux vous jurer que si vous avez les mêmes habitudes que je viens de décrire, ça ne vous manquera pas non plus. Mais j’avoue que parfois, étant donné que je suis genre tout-ou-rien, je me rends compte que mes choix de vêtements manquent d’impulsivité. C’est rare que je regarde dans des boutiques, chose que j’aimais bien faire avant, car je planifie tous mes achats à l’avance. Oui, tous mes achats. Outre ce gilet. J’ai vu Sara Donaldson, l’éditrice d’Harper and Harley, qui la portait l’été passé et j’en ai eu un énorme coup de coeur. J’ai téléphoné chez Zara sur le coup et je l’ai acheté le jour même. Je me suis dit que même si je n’allais pas le mettre souvent, l’achat sera légitime car il sera magnifique sur les photos. Huit mois plus tard, j’ai mis ce gilet à tellement des reprises que je n’arrive plus à les compter – avec mon jean noir, avec une robe blanche à Brooklyn et presque chaque fois que j’ai travaillé au bureau pendant l’hiver. Cet été, j’envisage de le mettre avec ma jupe-culotte. Mon placard remplit de trucs que j’adorais jusqu’à ce que j’enlève le prix ne me manque toujours pas, mais je commence à croire que parfois, ce n’est pas grave de céder à un caprice vestimentaire – même en mode, nos réflexes ne nous mentent pas, et nous aimons ce que nous aimons, bien que nous ne puissions pas toujours l’expliquer.
Cee Fardoe is a thirty-something Canadian blogger who splits her time between Winnipeg and Paris. She is a voracious reader, avid tea-drinker, insatiable wanderer and fashion lover who prefers to dress in black, white and gray.

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